PS 06 : un label rose sans garantie pour le socialisme moderne.
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Patrick Allemand véhicule une drôle d’idée. L’usage du terme de socialiste, pour se présenter devant le prochain suffrage des niçoises et des niçois, se réduirait à une question d’investiture par les militants de l’appareil du PS dont il a la charge départementale.
En acceptant cette hypothèse comme postulat pour penser le socialisme moderne (dont le monde a urgemment besoin) nous irions vers une immense déconvenue à la mesure de celle où se trouve aujourd’hui le Parti socialiste lui-même.
Certes, les pratiques jusqu’à présent en usage dans l’appareil cherchent, semble-t-il encore faiblement aujourd’hui, à trouver des modalités d’exercice moins archaïques. Ouverture, rénovation institutionnelle, parité, dé-professionnalisation du politique, non cumul des mandats sont autant de directions programmatiques envisagées.
Il semble que cette esquisse d’un socialisme ouvert ne soit pas suivie par la Fédération des Alpes-Maritimes. Nous nous trouvons confrontés à des pratiques de fermetures, de captation des postes, de cumuls des mandats, de dé-autonomisation des MJS, de privatisation des listes d’adhérents.
Mais le plus grave, à soutenir que le socialisme ne s’accorde que de l’appartenance au PS, revient à ne plus masquer un mépris à l’égard de toutes les forces de Gauche. Celles justement, qui travaillent depuis 6 ans à la Mairie de Nice, fortes de cette diversité sous la direction de qui l’on sait.
Les militants commencent à s’en apercevoir qui s’engagent massivement à soutenir Patrick Mottard avant que les niçoises et les niçois prennent le relais de cette conscience qui ouvrira Nice à la modernité humaniste tant attendue.